Informations indépendantes sur le Moyen-Orient - Paul Valloton
« Il ne faut pas surinterpréter le oui »
– Le parlement aurait-il dû déclarer l’initiative non valable?
– La tradition suisse veut que l’on soit relativement large sur ce point. Il n’y a pas de cour constitutionnelle, et nous sommes habitués à ce qu’il y ait des choses contradictoires dans la Constitution. Je trouve juste de ne pas avoir bloqué d’emblée le texte de l’initiative.
– L’UDC semble surprise et dépassée par son succès, même si officiellement elle n’a pas lancé l’initiative.
– Christoph Blocher a effectivement dit qu’il trouvait l’initiative mauvaise. L’enthousiasme dans le parti n’était pas si énorme. Cela montre que l’UDC entre-temps fait aussi partie de l’élite politique.
– Les sondages précédant le vote se sont lourdement trompés sur le résultat. Pourquoi?
– C’est un cas classique pour illustrer le principe de la conformité sociale. Les gens ne disent pas ce qu’ils pensent, parce que c’est moralement mal vu de dire oui. On n’avait plus vu cela en Suisse ces dernières années. Presque tous les sondages sur les consultations touchant aux étrangers étaient plus précis, ces thèmes ont acquis une légitimité.





